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PROJET DIT « GMES-NOW » |
Le programme européen GMES a connu une lente maturation, depuis la publication du Manifeste de Baveno qui constitue pour beaucoup son acte de naissance jusqu'à la prise de décisions institutionnelles au plus haut niveau dans le cadre de l'Espace Européen de Recherche et de la Stratégie Spatiale Européenne. Ces décisions ont été entérinées par les conseils des Ministres de la Recherche concernés tant dans le cadre de l'Union Européenne que celui de l'Agence Spatiale Européenne. Des programmes sont maintenant mis en place tant dans le contexte du 6° Programme Cadre de Recherche et de Développement Technologique de l'Union Européenne que celui du programme «Surveillance de la Terre » de l'Agence Spatiale Européenne. Divers niveaux de structure de gestion collégiale ont été également mis en place.
Car en effet, si nul ne songe à contester le rôle moteur des deux grandes structures évoquées ci-dessus, nul ne nie également l'importance de l'implication de certaines structures européennes telles que l'EUMETSAT, et la nécessaire implication de représentants nationaux voire régionaux, ainsi que celle des acteurs industriels. Aucun effort n'est négligé pour prendre en compte les besoins de la chaîne des utilisateurs actuels ou potentiels des services que rendra GMES.
A l'échelon national français, le Ministère de la Recherche a jugé nécessaire, début 2001, de faire le point sur deux aspects importants liés à GMES, en liant les points de vue scientifique et industriel. Pour cela, il a confié une étude à un partenariat constitué entre MEDIAS-France, s'appuyant sur le réseau MEDIAS et quelques acteurs indépendants, et la Société EADS MS&I (rebaptisée depuis SD&E), s'appuyant sur certains de ses partenaires majeurs - parfois communs aux deux structures. Cette étude a porté sur deux thèmes majeurs :
La thématique des gaz à effet de serre (essentiellement les gaz carbonés, CO2 et CH4) a été abordée selon une approche progressive : effet de serre, contribution à celui-ci de l'utilisation des terres, des changements d'affectation des terres et notamment leurs aspects liés à la forêt, analyse ciblée du Protocole de Kyoto, besoin en données et méthodes liés à l'article 3.3 de celui-ci, et enfin potentiel et utilisation de méthodes et services utilisant les données et produits issus de l'observation spatiale de la Terre.
La thématique plurielle des problèmes liés aux ressources en eau a nécessité un ciblage spécifique dès le départ. L'accent a été mis sur le stress hydrique, considéré comme une relation «offre / demande» entre des ressources naturelles que l'Homme peut partiellement stocker, redistribuer, sujettes au changement climatique, et la consommation par les ressources agricoles dépendant largement de décisions culturales prises par l'Homme et que la surconsommation et le changement climatique peuvent rendre non durables. Tout d'abord, le volumineux rapport de la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement (dite «de Rio ») a été analysé sous cet angle. Le suivi des ressources en eau par observations satellitales et méthodes mixtes a été étudié, en termes d'une part d'évaluation et de mesure des précipitations, d'autre part d'évaluation des ressources en eau de surface. Ayant évoqué la disponibilité de la ressource, le besoin des cultures a ensuite été abordé, notamment en termes de saisie de données in situ, de gestion des données, d'état de la recherche (notamment l'utilisation des données et produits issus de l'Observation spatiale de la Terre), et de suivi opérationnel.
Chaque partie comprend des tableaux de synthèse sur la pertinence des outils spatiaux, des conclusions d'ordre technique et une bibliographie relativement abondante. Une synthèse générale s'efforce de mettre les conclusions scientifiques et industrielles de l'étude en perspective de l'initiative GMES telle qu'elle était perceptible à l'époque. La pertinence des thèmes abordés, la synergie des moyens ainsi qu'entre recherche et industrie y est abordée ; des recommandations relatives à la construction de l'initiative GMES en découlent. Comme dans bien d'autres études du même type, certaines recommandations relèvent de la seule responsabilité des deux auteurs dans leur rôle de consultant.
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