Le point des recherches sur le changement global en Afrique et dans le Bassin Méditerranéen


National IGBP Committee : Sept 1995 (total 73)
Les Pays en noir ont un Comité National IGBP

Un regard sur la carte le montre à l'évidence : il reste beaucoup à faire pour que la communauté scientifique africaine joue le rôle qu'elle mérite dans les programmes internationaux de recherche sur les changements globaux du climat et de l'environnement.

Plusieurs efforts en ce sens se sont développés depuis quelques années, avec le Colloque MEDIAS (février 1992), la Conférence IGBP de Niamey (novembre 1992), la mise en place de Comités START (MEDCOM, NAFCOM, SAFCOM), l'initiative européenne ENRICH, et les contributions de l'Observatoire du Sahara et du Sahel, des programmes des Nations Unies - PNUE, PNUD, UNITAR, du Fonds pour l'Environnement Mondial, de l'ACMAD, etc.

Dans le même temps, les objectifs des programmes de recherche internationaux se sont précisés, des plans d'action ont été publiés, et il apparaît que le continent africain a une place très importante pour nombre d'entre eux. Il est le siège de transformations considérables, mal connues et la plupart des programmes y prévoient des projets et des expériences de grande envergure dans les années à venir (la même remarque vaut d'ailleurs pour le Bassin Méditerranéen).
Ce numéro y consacre un dossier.

Il est évident que l'on ne saurait prétendre conduire ces projets et expériences sans que les scientifiques africains en soient partie prenante, de la définition des projets à leur mise en oeuvre et à l'exploitation des résultats. En fait, l'essentiel est la mobilisation et le renforcement du potentiel de recherche africain dans ce domaine, le renforcement de la collaboration scientifique entre pays du nord et du sud de la Méditerranée, entre pays européens
et africains. Toute l'expérience de MEDIAS montre que l'effort
doit être poursuivi et que le succès est à portée.