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Canada, au R.U. et dans les pays scandinaves. Ces
travaux se sont attachés à décrire et comprendre les
mécanismes d'acidification des sols et des eaux et leurs
effets sur les différents compartiments des écosystèmes
terrestres et aquatiques. L'ampleur des dommages,
révélé par les multiples recherches menées dans des
régions très éloignées des lieux d'émissions, a vite con-
féré à l'acidification des eaux, une teinte de véritable
catastrophe écologique. Alertés, les gouvernements de
nombreux pays concernés ont, en 1979, élaboré sous
les auspices de la Commission Economique pour
l'Europe des Nations Unies (ECE - NU) une convention
sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue
distance (Convention on Long-range Transboundary Air
Pollution, CLTAP). Cette convention fut la première
entente internationale à reconnaître à la fois les prob-
lèmes environnementaux et de santé causés par le
déplacement transfrontalier des polluants atmo-
sphériques et les besoins urgents de solutions.
Rapidement, la convention a élaboré divers protocoles
visant à réduire les émissions de polluants dans l'atmo-
sphère. Parmi ceux-ci, le premier protocole relatif aux
émissions de soufre (1985) prévoyait qu'au plus tard en
1993, les émissions annuelles de soufre seraient réduites
de 30 %. Effectivement, en 1993, les différentes parties
ayant ratifié le Protocole avaient réduit collectivement
les émissions de soufre de 52 %. Un second protocole,
concernant cette fois l'azote (1988) prévoyait que les
parties s'engagent à limiter, avant fin 1994, les émis-
sions de NOx aux niveaux de 1987. Parmi les signataires
du protocole, qui est entré en vigueur en 1991, un
grand nombre d'entre eux avait réduit les émissions en
deçà des niveaux de 1987 ou stabilisé à ce niveau. En
conséquence les émissions totales ont diminué de 9 %
entre 1987 et 1994.
Parallèlement à la mise en place de ces protocoles, la
Commission Economique des Nations Unies pour
l'Europe a initié en 1985 dans le cadre de la CLTAP, un
programme international de surveillance de l'acidification
des lacs et des rivières. Ce programme appelé
International Cooperative Programme on Assesment and
Monitoring Rivers and Lakes ou encore ICP Waters, a
notamment pour mission :
·
d'évaluer l'étendue géographique et le degré
d'intensité de l'acidification des eaux douces de sur-
face en Europe et en Amérique du Nord et de col-
lecter les informations permettant d'évaluer les rela-
tions dose/réponse,
·
de définir les tendances à long terme et les varia-
tions chimiques et biologiques attribuables à la pollu-
tion atmosphérique.
Malheureusement et bien qu'ayant ratifié les protocoles,
la France n'ayant engagé aucune recherche sur le long
terme, apparaît virtuellement absente de ce programme,
Protocol had collectively reduced sulphur emission by 52%.
Now, a second sulphur Protocol has been adopted and
came into force in 1998.
In another Protocol concerning the reduction of nitrogen
emissions (1988), commitments required parties to limit
their nitrogen emissions to 1987 levels by the end of 1994.
Nineteen of the twenty-five parties to the Protocol have
either reduced emissions below 1987 levels or stabilized at
1987 levels. Total emissions from all parties declined 9%
between 1987 and 1994.
In 1985, the International Co-operative Programme on
Assessment and Monitoring of Acidification of Rivers and
Lakes (ICP-Waters) was established under the Executive Body
of the LRTAP convention.
Since then, acidification of surface waters has been reported
in many areas throughout the northern hemisphere and
many studies have clearly demonstrated the strongly detri-
mental effects on terrestrial and aquatic ecosystems. The
ICP-Waters aims :
·
to assess the degree and geographic extent of acidifica-
tion in Europe and North America and to collect informa-
tion to evaluate dose/response relationships,
·
to define long-term trends and variations in aquatic
chemistry and biota attributable to atmospheric pollution.
Unfortunately, and despite the fact that France has ratified
the Convention, the French government does not financially
support research on acidification. Consequently, our country
appears to be virtually absent from the ICP-Waters.
Acidification of surface waters in France
In France evidence of surface water acidification was first
reported in the early 1980s by angling associations that
observed the disappearance of trout population in streams.
Due to the lack of past studies it was difficult to establish a
degradation of aquatic ecosystems. However, several com-
parative studies have demonstrated that acidification of
some headwater streams and springs has increased since the
1960s (Nisbet, 1958; Dambrine et al., 1998; Dangles,
2000). More recently, a study performed during low-flow on
394 headwater streams in the Vosges Mountains showed
that more than 50% had a pH value <5.5 (figure 1). Among
them 15% had a pH value <4.8 (Guérold et al., 1997).
Besides the detrimental effects on ecosystems, acidification of
surface waters creates crucial problems for human activities
such as provision of drinking water. Thus, a recent study
(Dambrine et al., 1999) showed that lead concentration in
drinking water could reach 5000 µg L-1 in some houses,
thus increasing the risk of lead poisoning (saturnism) in
areas where lead pipes are still used for the distribution of
drinking water.
Lettre pigb-pmrc France - Changement global
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