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de collaboration et d'échange au plan international. A l'heure
où les Etats s'accordent sur la nécessité d'un système intégré
d'observation globale, né du Sommet de l'observation de la
Terre organisé à Washington en juillet 2003, aujourd'hui bap-
tisé GEOSS (Global Earth Observation System of Systems), et
dont les contours seront dessinés lors d'une réunion mondiale
qui se tiendra à Bruxelles en février 2005, GMES apparaît
comme le support de la contribution de l'Europe à ce sys-
tème. La prise en compte au niveau politique de la nécessité
d'une surveillance globale de l'environnement terrestre, dans
toutes ses composantes, est un pas en avant essentiel. Si les
agences des Nations unies (Organisation météorologique
mondiale, Programme des nations unies pour l'environne-
ment, Commission océanographique intergouvernementale),
les agences spatiales rassemblées dans le CEOS (Committee
on Earth Observation Satellites), les programmes de
recherche internationaux (IGBP, WCRP), le Conseil interna-
tional de la
science, et les sys-
tèmes d'observa-
tion globale
(GCOS, GOOS,
GTOS), promo-
teurs dès 1998
de l'initiative
IGOS (Integrated
Global Observing
Strategy), avaient
formulé des plans
et des objectifs à
cette fin, il man-
quait encore un
relais politique
qui traduise en
engagements ces
bonnes inten-
tions. Le GEOSS
offre l'occasion
de les concrétiser,
et GMES repré-
sente le schéma
institutionnel,
fondé sur les
contributions de la Commission, de l'ESA et des Etats, indis-
pensable pour que l'Europe y tienne toute sa place.
Rien n'est acquis d'avance, et il faut que les chercheurs
suivent attentivement les progrès de GMES, offrent des
solutions issues de leurs travaux, répondent aux appels à
propositions, s'affirment au premier plan des soutiens et
des utilisateurs de GMES, et veillent à ce que leur rôle
comme leurs intérêts soient bien pris en compte. Les pro-
chains appels d'offres du 6
e
PCRD, l'élaboration en cours
des orientations du 7
e
PCRD en fournissent l'occasion.
En France
Au niveau français, un groupe de travail interministériel,
Commission), space agencies represented in the CEOS
(Committee on Earth Observation Satellites), international
research programmes (IGBP, WCRP), the International
Council for Science, and the global observing systems
(GCOS, GOOS, GTOS) which have been promoting the
IGOS (Integrated Global Observing Strategy) initiative since
1998, have drawn up plans and objectives to this end, the
corresponding political commitments were still missing to
turn these nice intents into real. The GEOSS provides the
opportunity to make them concrete, while GMES represents
the institutional plan based on Commission, ESA and
national contributions necessary to place Europe at the core
of GEOSS.
Nothing can be taken for granted in advance, researchers
should follow GMES progress closely, provide answers from
their results, respond to calls for proposals, assert a prime
position as GMES supporters and users, and see that their
roles as well as their interests are properly taken into account.
This can be done in the frame of the next FP6 calls for tender
and the on-going definition of FP7 policy guidelines.
In France
In France an inter-ministerial working group, chaired by Jean-
François Minster, Chief Executive Officer of Ifremer, member of
the European Advisory Board for GMES, and President of the
GEOSS «Architecture» sub-group, has been created to discuss
national priorities regarding GMES and express them further in
GMES guidelines. A workshop was held in December 2003,
aimed at assessing, in line with the World Observation Summit,
what France should and could contribute, using criteria related
Lettre pigb-pmrc France n°17 - Changement global
Figure 3 : Evolution de la température de surface de l'océan, dérivée des observations des radiomètres AVHRR (trait
plein, +0,13°C ± 0,03°C par décennie) et ATSR (pointillés, +0,09° ± 0,02°C par décennie). D'après D.T. Llewellyn-Jones et
S. Lawrence, Leicester University, à paraître dans le JGR Oceans.
Changes in ocean surface temperature, derived from the observations of AVHRR radiometers (solid line, +0.13°C ± 0.03°C per
decade) and ATSR radiometers (dotted line, +0.09° ± 0.02°C per decade). Adapted from D.T. Llewellyn-Jones and S. Lawrence,
Leicester University, to be published in JGR Oceans