Mais pour en faire une véritable stratégie il faudra hiérarchiser les objectifs. Pour cela nous devrons nous appuyer sur les
indicateurs de développement durable, et identifier les éléments critiques pour inverser les tendances contraires au déve-
loppement durable à long terme. La progression de l'artificialisation des terres et les impacts des transports ou du loge-
ment sur l'effet de serre, sont les plus critiques dans la mesure ou les choix actuels donneront encore des effets dans 30
ou 50 ans. Le rapport sur les 45 indicateurs de développement durable qui a été publié cet été devrait servir pour un
débat public.Il faudra aussi intégrer le développement durable dans les processus politiques les plus stratégiques comme
la Loi organique des lois de finance (LOLF) ou les futurs Contrat de Plan. La LOLF conduira en effet à piloter l'action de
l'Etat par objectif, ce changement majeur doit être mobilisé pour atteindre aussi des objectifs... de développement
durable. Il faudra utiliser le réseau et les compétences réunies au sein du Conseil National du Développement Durable. Il
faudra enfin mobiliser la recherche et des structures de diffusion des innovations. La proposition de créer une CNU ingé-
nierie du développement durable propre à mettre en place les approches transdisciplinaires est un élément clé. Cette
proposition faite par le Conseil National du développement durable fera l'objet d'un prochain groupe de travail. La
réflexion sur l'après Kyoto devra s'appuyer sur un déploiement de la recherche comme par exemple le projet de bâti-
ment à énergie positive évoqué dans le plan climat. Sur le plan de la sensibilisation, de la formation et de la diffusion, les
bonnes pratiques doivent jouer un rôle. La prochaine édition de la semaine du développement durable permettra de
populariser cette vision et faire connaître les pratiques exemplaires et innovatrices.
Christian Brodhag s'exprime ici à titre personnel.
to long-term sustainability. The most crucial of these elements are seen to be the spreading artificialization of land surfaces and the
impact of transport and housing on the greenhouse effect: choices made here today will still be affecting our world in 30 or 50 years'
time. The report published this summer on the 45 indicators of sustainable development is a useful basis for public debate.
Sustainable development must also be built into the most strategic political processes, such as the LOLF (the organic law relat-
ing to public accounts ) or the future Plan contracts. The LOLF is to institute results-oriented public policy management, and
this profound change must apply also to the objectives of sustainable development. The networks and competencies brought
together within the National Council for Sustainable Development must be capitalized on, and all information concerning inno-
vations and their means of diffusion must be mobilized. A key element is the proposal to create an interdisciplinary CNU
(National University Council) of engineering for sustainable development. This proposal, made by the French National Council
for Sustainable Development, will soon be in the study stage. Post-Kyoto thinking should draw on a wide range of research,
such as the project for positive energy buildings that was touched on in the Climate Plan.
As far as awareness, education, and dissemination of information are concerned, good practice has an important role to play.
Each annual Sustainable Development Week will make this vision more widely known, and will promulgate exemplary and
innovative practices.
This article expresses Christian Brodhag's personal views.
Lettre pigb-pmrc France n°17 - Changement global