Biodiversité des espèces
La transition entre la diversité génétique et la diversité des espèces n’est pas toujours claire parce que l’évolution et l’isolement des populations sont des processus lents et irréguliers.
Et même si l’on tient compte de cela, les estimations du nombre total d’espèces varient entre 10 et 100 millions : le chiffre le plus généralement admis aujourd’hui est 14 millions. Sur ce total, 1,75 million d’espèces ont été décrites, dans le monde entier, et environ 15 000 nouvelles espèces sont décrites chaque année.
Lorsqu’on parle de biodiversité des espèces, on a tendance à s’intéresser aux animaux et aux plantes de grande taille.
- On oublie qu’il existe un million de minuscules invertébrés (essentiellement des insectes) qui constituent 73 % de toutes les espèces décrites. L’importance de ces organismes microscopiques est souvent négligée à moins qu’ils n’aient des incidences visibles, par exemple en propageant des maladies. Beaucoup d’entre eux remplissent, cependant, d’importantes fonctions telles que le maintien de la fertilité des sols.
- Les microbes tels que les virus, les bactéries, les algues et les protozoaires forment 6% (90 000 espèces)
- Les champignons représentent 4% de toutes les espèces décrites.
A côté de cette biodiversité, la seule espèce d’être humain, l’Homo sapiens sapiens, devrait donc relativiser ses privilèges d’être doté du droit à la parole et d’une intelligence dite supérieure. Visiblement, nous manquons encore parfois de sagesse pour tirer tous les avantages de ces facultés !
Le nombre d’espèces ne permet pas, à lui seul, de mesurer la biodiversité car il est simplement indicateur de la richesse en espèces d’une région donnée. La diversité des espèces ne se mesure pas seulement au nombre mais aussi à l’abondance. Lorsqu’on dispose de ces informations, on peut établir un lien entre la capacité de reproduction et de régénération des spécimens ou des populations et le niveau durable de la récolte ou du prélèvement.
Ainsi certaines espèces sont dites "endémiques", c’est-à-dire qu’elles ne vivent que dans une région spécifique et on ne les trouve pas ailleurs. C’est notamment le cas du gorille des montagnes, du panda ou encore du tigre du Bengale. Ces animaux sont incapables de s’adapter et de survivre dans un autre biotope. Ainsi, l’exploitation intensive des ressources et en particulier des forêts et la mainmise de l’homme sur les biotopes vierges a contribué à l’extinction quasi-totale des espèces endémiques qui par ailleurs présentent souvent un taux de fécondité très faible.
Dans le but de contrôler le commerce des espèces et de protéger celles en voie d’extinction, la Convention de Washington est entrée en vigueur le 1er Juillet 1975.